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MADAGASCAR (AMBANJA) :
 
 
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (KINSHASA) :
Soins dentaires aux enfants de la rue avec l’unité dentaire mobile

L’UDM et les enfants de la rue Les conditions socio-économiques difficiles que traversent beaucoup de familles en République Démocratique du Congo et à Kinshasa en particulier ont fait que l’on enregistre un bon nombre d’enfants abandonnés („enfants de la rue“) et récupérés ici et là à travers la ville de Kinshasa.

C’est à la cité de la N’sele ( jadis bastion du parti-état) perdu dans la verdure et à 60 Kms du centre ville que sont installés dans de vieux bâtiments abandonnés par l’ancien régime 500 enfants de la rue. Deux semaines durant, de l’éducation préventive aux soins dentaires proprement dits, nous avons travaillé sous une chaleur accablante et presque étouffé par les enfants qui ne cessaient de défiler devant la porte. La curiosité manifestée par les enfants pour la nouvelle technique de brossage ainsi que de voir et de contempler un cabinet dentaire moderne fut tout à fait particulier. L’unité denaire mobile a répondu très positivement aux besoins de ces enfants nécessiteux

L’UDM à Kinkole

Un groupe de médecins chrétiens avec la collaboration de l’équipe de l’Unité Dentaire Mobile se sont convenus de témoigner leur vie chrétienne et professionnelle à des milliers de réfugiés fuyant la guerre du Congo Brazzaville et installés sur le site de Kinkole à 45 Kms de Kinshasa. Sous le hangar bleu coloré du haut commissariat pour les réfugiés, un vaste public assista aux traitements dentaires. En cette journée dominicale chacun attendit son tour sous une chaleur de plomb. Les militaires chargés de la sécurité nous regardaient avec beaucoup d’admiration. L’aide humanitaire est sollicitée et l’équipe de L’Unité Dentaire Mobile SDI est présente là où tout un peuple a besoin d’une assistance dentaire pour oublier le triste sort du Congo Brazzaville. C’est une très grande consolation ... un cabinet dentaire mobile très animé.Dr Simada Kasuku

Chef de la Clinique, Kinshasa, 2003

 

Le SDI au coeur de la tourmente de Kinshasa

Fin mars 1997: emballage pour le stockage à l’ambassade suisse Septembre-octobre 97: dans ma chambre à Kinshasa, au son des coups de canons, je rassemble mes souvenirs sur l’histoire de notre clinique. Le pays, la République démocratique du CONGO, est calme pour l’instant. Ce sont les voisins du Congo-Brazzaville qui sont remuants et des obus d’origine inconnue traversent le fleuve et tombent tout près de chez nous. La ville est en émoi. Mes amis kinois ne sont pas vindicatifs et sont patients. Le gouvernement est inconsistant et le pays ruiné est occupé par des soldats étrangers qui imposent le swahili. Dans une ville de plus de 5 millions d’habitants où il n’y a plus de transports publics officiels, plus de voirie, plus de poste, les enseignants de l’école publique sont rarement et mal payés, les routes ont des trous et où les caniveaux sont bouchés, il faut avoir l’optimisme des kinois et l’énergie de mes amis de la clinique dentaire pour partir de l’avant avec enthousiasme. 

Ils sont 7 à compter sur l’appui moral, logistique et financier du SDI. Ils sont pleins d’initiative et fourmillent d’idées. La clinique a été montée en octobre 89 avec une seule installation. La deuxième a été placée en octobre 1995. Nous sommes situés dans un centre de santé de l’Eglise du Christ au Congo (ex-Zaïre), dans la Cité, loin du centre ville.

Notre petite équipe de collaborateurs s’est agrandie, dernièrement d’un nutritionniste qui donne des leçons de prévention dans les écoles. Les 2 infirmiers(-,ères)-aide-au-fauteuil font aussi du travail d’hygiéniste pour soulager notre médecin-dentiste. Celui-ci a été formé à l’Université de Kinshasa. En dehors des périodes agitées, ce petit monde arrive à soigner un peu plus de 400 patients par mois. Notre clinique a très bonne réputation à Kinshasa avec des tarifs abordables et nous sommes actuellement totalement indépendants pour le payement des salaires et l’achat du matériel courant. Nous y voyons de tout: des traitements courants comme extractions, détartrages, obturations mais aussi des fractures de maxillaires, phlegmons, ostéomyélites, fistules à la peau, perforation de sinus et j’en passe. Bref, comme le dit le Dr Kasuku, à la clinique, c’est chaque jour l’aventure.

Et l’aventure est aussi au dehors: lors des pillages de 91-92, n’a-t-il pas dû quitter rapidement la clinique pour son domicile éloigné, placer sa voiture sur des plots et cacher les roues afin d’éviter le vol du véhicule? En 1997, par contre, il était facile de prévoir une période agitée lors de la „libération“ de Kinshasa. Alors que depuis 5 mois notre travail avec l’UDM s’était bien développé dans les écoles de la ville, il fallut trouver à la cacher de crainte de nouveaux pillages. Et où?: dans les locaux de l’Ambassade de Suisse. Vu la situation, l’Ambassadeur, qui est d’une grande serviabilité, nous autorisa d’héberger le véhicule, le stock de matériel, ainsi que notre deuxième installation fixe. Pendant 5 mois notre équipe ne travailla que sur une seule installation avec une chaise mobile d’appoint (style UDM) cadeau de l’UNICEF. En septembre, tout a été replacé à la clinique (sauf le véhicule bien trop neuf pour ne pas exciter les convoitises des soldats) dès la mi-octobre. Le calme étant à peu près revenu, l’UDM repris son service dans un Centre d’accueil des enfants de la rue. Notre routine (mais passionnante routine) a repris à la clinique comme au dehors.

Claire Aeschimann, chef de projet, Kinshasa, 2002

 
GABON (LAMBARÉNÉ) :
 
 
HAÏTI (PORT-AU-PRINCE, QUARTIER DE CARREFOUR) :
 
 
BURKINA FASO (OUAGADOUGOU & DJIBO) :
Le Burkina Faso, Etat de l’Afrique occidentale reste une des régions les plus pauvres au monde.La médecine dentaire n’est absolument pas sous le contrôle de l’Etat.

Il n'y a aucune faculté odonto-stomatologique universitaire, de même peu de dispensaires d’Etat (ils fonctionnent de façon précaire par manque de matériel) et encore peu de cabinets dentaires privés : environ 70 dentistes pour 11 millions d’habitants. L’SDI  a installé deux cliniques au Burkina Faso, l'une en 1987 à Djibo et l'autre en 1991 à Ouagaougou, la capitale. La clinique de Djibo se trouve au nord (Sahel) et dans un territoire très pauvre dont l’unique ressource est l’agriculture. Notre bâtiment est une structure indépendante, gérée par notre thérapeute. A l’intérieur, nous pouvons travailler sur deux units avec un petit laboratoire d’odontotechnique. Le personnel se compose d'un thérapeute, d'un prothésiste d'une assitante dentaire et de deux gardiens. L'autre clinique à Ouadagoudou est née d’une donation d’un dentiste italien,qui avait installé une cabinet dentaire fonctionnant seulement pendant de brèves périodes.

Cette clinique est établie à l’intérieur du juvéat des sœurs de  Ste Camille où se trouvent également un dispensaire et une école. Les pathologies que l’on rencontre dans les deux cliniques sont différentes : plus de caries dans la capitale et de plus de problèmes parodontaux à Djibo.

A St Camille nous avons également deux units qui sont utilisés à 100%, ainsi qu’un laboratoire. Tout le personnel est indigène. Il comprend un médecin dentiste responsable, un thérapeute dentaie, un prothésiste, un assistant dentaire et un préposé  à la stérilisation et à l’hygiène.

En 1998, à Ouaga, nous avons mis sur pieds une unité dentaire mobile (U D M ) qui comprend un véhicule 4X4 modifié, l’équipement mobile professionnel et tout ce qu'il faut pour séjourner en brousse. Cette unité est gérée par un autre médecin dentiste et par son assistant.

Les activitées principales des tous les trois projets sont la prophylaxie dans les écoles, la sensibilisation de la population, et l’apport de soins dentaires de base à un prix soutenables par la population locale.

Nicolas Bühler, Nicolas Fattorini, Paolo Guerra 2004/2005

 
 
BÉNIN (COTONOU & OUÉSSÉ) :
 
 
ZIMBABWE (CHIKOMBEDZI) :
Une journée avec l'unité dentaire mobile

Ce sont les yeux encore lourd de sommeil que Chauke et moi-même tentons, en soufflant vivement sur les braises, de réanimer le feu de la veille. Quelques flammes s'échappent… le thé, accompagné d'un morceau de pain, sera prêt dans quelques minutes… juste le temps nécessaire pour la toilette matinale. Puis dès que les premiers rayons de soleil caressent la petite bourgade de Muhuguleni (40 kms de Chikombedzi), le premier patient se présente à la porte du dispensaire de brousse; peut-être plus intrigué ou curieux que souffrant…

Agissant comme un signal pour le reste du village, la génératrice tousse et crache ses premiers gaz, alors que le compresseur fait vibrer tous ces boulons. Puis tout s'emballe… de la dent mobile de la mère de famille, du nettoyage des dents d'une jeune fille ou de la carie profonde de l'instituteur… on sait que la journée sera peu propice au repos ou la bronzette ! Qu'importe, les regards (généralement ! !) reconnaissant des patients nous feront oublier notre fatigue et notre stress.

Puis lentement le jour décline, et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons ensemble pour préparer le repas du soir : au menu quotidien " la sadza " (sorte de polenta à base de farine de maïs ), quelques petits poissons séchés et une sorte de soupe de tomates. Mais l'essentiel est autour du feu… Chauke me parle de son grand-père nomade, Gonese me dit que l'Allemagne est un continent et moi…j'écris ces lignes en pensant à eux et à ces instants uniques avec un brin de nostalgie

Etienne Malherbe, 2003

 
 
CAMEROON (DOUALA) :
Schon seit 1989 werden auch in Kamerun mit Hilfe von Secours Dentaire International (SDI) mehrere Zahnkliniken betrieben. Neben der Zahnstation im Hospital in Manyemen im Nordwesten, entstand in einem vom Hospital neu errichteten Vorsorge- und Therapiezentrum (Health Center) in der Stadt Kumba eine weitere Zahnstation. Neu im Aufbau befindet sich eine Zahnklinik in der Metropole Douala.
SDI liefert das komplette technische Inventar (Behandlungseinheit, Absauganlage, Kompressor, Röntgengerät, Heißluftsterilisator) und alle notwendigen Instrumente und Materialien.


Durch die von SDI durchgeführte mehrjährige Ausbildung konnten zwei Mitarbeiter aus den Reihen des Hospitals den Abschluss zum Zahntherapeuten erlangen, ein Mitarbeiter konnte erfolgreich zum Zahntechniker ausgebildet werden und vier weitere erlangten eine berufliche Qualifizierung als zahnärztliches Assistenzpersonal und als Prophylaxekräfte.
Das therapeutische Spektrum umfasst Füllungen mit Amalgam und Composite

unter Lokalanästhesie, Zahnentfernungen und andere zahnärztlich-chirurgische Eingriffe, endodontische Maßnahmen und Zahnreinigungen. Im zahntechnischen Labor wird herausnehmbarer partieller und totaler Zahnersatz in einfacher Kunststofftechnik angefertigt.
Der lokale Partner, mit dem Secours Dentaire International (SDI) in Kamerun auf dem Gebiet der zahnärztlichen Entwicklungshilfe zusammenarbeitet, ist die Presbyterian Church of Cameroon (PCC). Das große Engagement der PCC, eine medizinische Grundversorgung für die armen Bevölkerungsschichten des Landes aufzubauen und sicherzustellen, macht die PCC zum idealen unterstützungswürdigen Partner.

Um den Aktionsradius der zahnärztlichen Hilfe zu erweitern, zu deren Schwerpunkt sich zusehends die Prophylaxe durch Besuche in den Schulen mit Unterweisungen zur Vermeidung von Zahnerkrankungen entwickelte, stellte SDI 1996 die sogenannte Mobile Zahnbehandlungseinheit zur Verfügung. Die transportable Einheit unterstützt die Prophylaxetätigkeit und Behandlung insbesondere von Kindern in entlegeneren Gebieten.
Durch den unermüdlichen Einsatz der kamerunischen zahnärztlichen Mitarbeiter werden jährlich bis zu 40.000 Schüler untersucht und über Maßnahmen zur Gesunderhaltung der Zähne unterrichtet.

Es kann nicht deutlich genug betont werden, welch ungeheuer wichtigen Wert die Prophylaxetätigkeit einnimmt. Die Vorbeugung von Erkrankungen der Zähne und des Zahnhalteapparates muss die vorrangige Aufgabe der Bemühungen sein.
Unsere Erfahrungen der letzten zehn Jahre und die Daten aus den Prophylaxe-Untersuchungen zeigen, dass gerade in den Städten ein höherer Kariesbefall zu verzeichnen ist und auch die Erkrankungen des Parodontiums deutlich progredient sind.
Das Prophylaxeprogramm in Kamerun sieht jährliche Unterrichtungen in den Schulen vor. Inhalte sind die Entstehung von Erkrankungen der Zähne und des Zahnfleisches, Ernährungslehre und die adäquate Zahnpflege. Im Rahmen dieser Aufklärungsarbeit werden die Kinder und Jugendlichen einer zahnärztlichen Inspektion unterzogen und haben die Möglichkeit, sich vor Ort behandeln zu lassen, was in vielen Fällen erst durch die mobile Behandlungseinheit möglich wird.

Armin Reinartz, 2003

 
 
TANZANIA (IFAKARA) :
C'est à Ifakara, situé à environ 600 km de Dar-Es-Salaam (la plus grande ville de Tanzanie), que le SDI a oeuvré depuis 1992, à la création du département dentaire de l'hôpital " St-Francis District". Des installations modernes, un approvisionnement de matériel dentaire et une formation continue des collaborateurs africains par des membres du SDI ont contribué à rendre cette clinique comme l'une des meilleures du pays

La clinique se compose d'une salle de traitement avec deux units, d'un local de stérilisation, d'une salle d'attente et d'un petit entrepôt pour le matériel en stock.

Celle-ci a été conduite durant plus de 5 années par Mme Catherine Massawe en qualité de "assistant dental officer". Un deuxième praticien au nom d'Israël Mringo a rejoint l'équipe et termine actuellement sa formation de "dental assistant". La réception et l'élaboration du programme de prévention scolaire sont sous la responsabilité de Mme Sanctina Inkongoli alors que soeur Albertina Kingunya s'occupe de stérilisation du matériel. Les dentistes sont secondés par deux aides aux fauteuils: Mr Philip Sanda et Mme Sophie Mringo.

A côté des activités de la clinique même, un programme de prophylaxie dentaire (qui nous tient particulièrement à coeur), a été organisé dans les 17 écoles que comptent Ifakara. A l'aide de deux vélos aux couleurs du SDI, Israël et Sanctina se déplacent les mardis dans une des écoles, afin d'y donner des leçons sur la prévention de la carie. Le jour suivant, la même classe est invitée à se rendre à la clinique pour un contrôle dentaire. Les praticiens sont alors à même, de dépister puis d'informer le cas échéant, des traitements à effectuer. A long terme et en regard des traitements entrepris en urgence (40% des consultations), la prévention est la meilleure arme contre la carie dentaire.

Sur les 4000 patients traités par année à la clinique dentaire d'Ifakara, environ 1/4 sont des enfants de moins de 16 ans. De plus et de par le relatif isolement du district de Kilombero, celle-ci contribue largement au développement de la santé de cette région.

 

Michael Willi 2004